Confinement : Comment évolue le combat contre les violences conjugales ?

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Depuis Jeudi dernier la France subit de profonds changements. Les français se sont vus au fur et à mesure des annonces du gouvernement contraint de restreindre leurs sorties. Depuis lundi soir celles ci sont pratiquement interdites . C’est un chamboulement total pour le quotidien de tous les français mais aussi du monde entier. Cette crise sanitaire inédite est devenue un enjeu mondial. Nous sommes tous appelé au confinement le plus total pour permettre d’arrêter la propagation du COVID-19.

Un contexte anxiogène

Il est important de rappeler le contexte dans lequel sont survenues ces mesures. Avant tout cela la France a vécu de nombreuses manifestations notamment contre la réforme des retraites. Dernièrement il y a aussi eu une marche contre les violences faites aux femmes. Dans un contexte inédit comme celui là il faut penser aux plus fragiles et démunis mais aussi à celles et ceux qui, confinés chez eux, ne sont pas en sécurité. Rappelons ici que depuis le début de l’année 2020 dix-huit femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints ou ex conjoints. L’ambiance qui rode dans les foyers à cause de la crise sanitaire et du confinement est devenue anxiogène. Celle ci ne fait qu’aggraver la situation et le risque de violences physiques et psychologiques.

Un combat de tout instants

En France et un peu partout depuis des groupes de “colleuses” se sont mis en place . Ce sont exclusivement des femmes qui cherchent à dénoncer les violences et abus de la société envers le genre féminin. Elles se regroupent le soir et collent des slogans chocs sur les murs de la ville. Aujourd’hui privées de liberté elles ne lâchent pas le combat. Ces femmes soutiennent plus que jamais les victimes coincées dans un foyer conjugal à risques. Les colleuses affichent alors sur leurs fenêtres les mêmes slogans que dans les rues pour continuer de dénoncer et ne pas “se taire”. Elles rappellent aussi le numéro que peuvent composer les victimes pour demander de l’aide. Le 3919 et le 119 pour les enfants en danger. Les réseaux sociaux de ces activistes continuent d’être alimentés pour que ces femmes ne se sentent pas seules dans une période de crise sanitaire inédite.

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