Avocat et Maître : pourquoi appelle-t-on un avocat “Maitre” ?

Avocat et Maître : Définition de cette profession à part.

En droit, l’avocat, aussi appelé “Maître”, est un juriste, un auxiliaire de justice participant au fonctionnement de la justice. Un avocat et “Maître” a pour mission de conseiller, de représenter ou d’assister ses clients. Il est de fait chargé de défendre ses clients, personnes physiques ou morales, en justice.

En effet, l’avocat a plusieurs missions ; il agit en qualité de conseil pour ses clients, mais il est également chargé de rédiger des actes juridiques et de plaider ses dossiers devant le tribunal. L’avocat fait valoir les droits de ses clients dans les procédures tant civiles, que pénales et administratives.

De fait, l’avocat, appelé “Maître”, défend ses clients dans des affaires diverses. Il peut s’agir d’instances civiles telles qu’un divorce, une succession, un litige entre voisins, un licenciement ; mais aussi d’instances pénales devant les tribunaux de police, correctionnel ou cours d’assises. Il peut se spécialiser dans certains contentieux : droit des affaires, droit du travail, droit de la famille, ou encore droit pénal.

Avocat appelé “Maître”

Tout d’abord, la formule de politesse, devenue une coutume voire un usage, implique l’ajout du terme “Maître” devant le nom de famille de l’avocat, voire se suffit à lui seul. Cela nécessite alors de le nommer “Maître”. Si l’usage est rentré dans les moeurs, cette habitude n’est pas récente et s’est imposée dans la société. En effet, il s’agit d’une coutume datant des origines de la profession d’avocat. Cela est également le cas concernant leur robe d’audience.

Par ailleurs, traditionnellement, cette pratique provient de l’époque durant laquelle les avocats avaient la qualité de clercs laïcs. En vertu de ce statut prestigieux, l’avocat a été nommé “Maître”. Néanmoins, le féminin de Maître n’apparait pertinent ; ce terme s’emploie pour l’ensemble de la profession. Depuis, cet usage a survécu au temps.

Même si la pratique n’est ni obligatoire ni juridiquement prévue, il demeure de rigueur d’appeler l’avocat “Maître”. Tel est par ailleurs le cas d’autres professions du monde judiciaire : les huissiers de justice et les notaires.

Le terme “Maître”

Quelques règles simples :

  • « Maître » n’a pas de féminin car les femmes n’avaient pas le droit d’exercer cette profession.
  • « Maître » ne s’utilise pas au pluriel  : pour nommer plusieurs avocats il faut dire « Maître X et Maitre Y ».
  • « Maître » ne s’utilise que pour nommer un avocat lorsqu’il est dans ses fonctions.
  • « Maître » ne s’utilise pas entre avocats ; ils s’adressent à leurs « confrères ».
  • « Maître » ne s’emploie pas pour le Bâtonnier durant son mandat ; il s’agit de la formule « Monsieur le Bâtonnier ».

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